La transmission d’un immeuble familial confronte les héritiers à une question délicate : comment partager équitablement un bien par nature indivisible ? Division, mise en copropriété ou vente en bloc — chacune de ces trois voies a ses atouts et ses contraintes, sur le plan civil comme sur le plan fiscal.

La transmission d’un immeuble familial place souvent les héritiers face à une question délicate : comment partager équitablement un bien par nature indivisible ? Conserver le bien dans l’indivision est rarement satisfaisant à long terme. Trois solutions méritent d’être envisagées, chacune avec ses atouts et ses contraintes.
Lorsque la configuration s’y prête (immeuble à plusieurs étages, dépendances autonomes), il est possible de diviser matériellement le bien afin d’attribuer à chaque héritier un lot distinct. La division suppose un état descriptif de division, l’intervention d’un géomètre-expert, et parfois l’obtention d’autorisations d’urbanisme (déclaration préalable ou permis de construire valant division).
La mise en copropriété transforme l’immeuble en lots privatifs assortis de quote-parts de parties communes. Elle nécessite l’établissement d’un règlement de copropriété et d’un état descriptif de division. Chaque héritier devient propriétaire d’un lot qu’il peut occuper, louer ou céder librement.
L’immeuble est cédé en une seule opération à un tiers (investisseur, marchand de biens, foncière) et le prix est ensuite réparti entre les héritiers selon leurs droits. Cette voie est souvent privilégiée lorsque la division est techniquement impossible ou que les héritiers souhaitent une liquidité immédiate.
Le choix dépend de la configuration de l’immeuble, des projets personnels de chaque héritier, de la fiscalité applicable (droits de partage, plus-values, IFI) et, surtout, de la qualité du dialogue familial.
Un audit préalable par votre notaire, croisant approche civile, fiscale et patrimoniale, permet d’arbitrer en connaissance de cause et de sécuriser l’opération.
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Chronique de Maître Julien Cellard, notaire à Saint-Mandé, parue dans le magazine municipal de la Ville de Saint-Mandé — édition de juin 2026.
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